L'espace Schengen est-il réformable?

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Création d'une "véritable police de sécurité aux frontières extérieures" pour rendre l'espace Schengen "plus cohérent" et "mieux" articuler la protection de frontières à la "solidarité" sur l'immigration : en déplacement jeudi au col du Perthus (Pyrénées-Orientales), Emmanuel Macron a appelé à réformer "en profondeur" ce système qui régit les frontières de l'Union européenne.

"Je porterai en ce sens des premières propositions au Conseil" européen de décembre, a assuré le chef de l'État, en rappelant sa volonté d'aboutir à une refonte sous la présidence française au premier semestre 2022. Et en donnant l'exemple : quelque 4 800 hommes seront prochainement déployés aux frontières que l'Hexagone partage avec l'Espagne, l'Italie, la Belgique et le Royaume-Uni, au lieu de 2 400 actuellement. Mais Schengen – désigné ainsi en référence au village luxembourgeois éponyme où l'accord a été signé en 1985 – peut-il réellement opérer sa mue?

Plusieurs coups de Trafalgar sans jamais se réformer

L'enceinte assure la libre circulation des personnes et l'harmonie du contrôle des voyageurs en son sein, tout en garantissant une protection renforcée à ses flancs extérieurs. Vingt-six pays en sont membres, dont vingt-deux appartiennent à l'UE. En trente-cinq ans d'existence, elle a subi plusieurs coups de Trafalgar sans jamais sombrer ni réellement se réformer. Ce fut le cas en 2015, au moment de la crise migratoire, mais aussi au printemps dernier, lorsque les États membres ont décidé unilatéral...


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