Dans l'espace, la course aux armements s'accélère

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La destruction d'un satellite par la Russie montre une nouvelle étape dans la course aux armements dans l'espace, où les satellites potentiellement armés de bombe et les vaisseaux spatiaux à tir laser ne sont plus seulement de la science-fiction.

La destruction par la Russie d'un de ses satellites lundi a servi de nouvelle illustration de la course aux armements dans l'espace, qui se concentre aujourd'hui sur la capacité de détruire les engins orbitaux de nations rivales. En lançant un missile depuis la Terre, la Russie a pulvérisé un de ses propres satellites dans une démonstration de force qualifiée d'"acte irresponsable" par le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg. Cela "démontre que la Russie développe actuellement de nouveaux systèmes d'armement qui peuvent détruire des satellites", a-t-il dit mardi.

Dès février 2020, un général américain avait fait une inquiétante révélation: deux satellites russes récemment mis en orbite traquaient un satellite espion des Etats-Unis. La capacité potentielle des engins orbitaux Cosmos à attaquer USA-245, le satellite de reconnaissance américain, n'était pas claire. "Cela pourrait créer une situation dangereuse dans l'espace", avait déclaré le général Jay Raymond, commandant de la Force de l'espace américaine.

L'incident est passé, mais il a marqué une nouvelle étape dans la course aux armements dans l'espace, où les satellites potentiellement armés de bombe et les vaisseaux spatiaux à tir laser ne sont plus seulement de la science-fiction.

"Guerre des étoiles"

La militarisation du cosmos est aussi ancienne que la course à l'espace elle-même. Dès la mise en orbite de Spoutnik, en 1957, Washington et Moscou ont cherché des façons d'armer et de détruire des satellites. Au début, les armes nucléaires étaient la plus grande préoccupation. En 1967, les superpuissances et d'autres pays ont signé le Traité de l'espace, interdisant la mise en orbite d'armes de destruction massive. Depuis, la Russie, les Etats-Unis, la Chine, et même(...)


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