L'article 24 de la loi sécurité globale aurait-il empêché l'affaire Benalla?

Anthony Berthelier et Clément Vaillant
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POLITIQUE - Alexandre Benalla de retour à l’Assemblée nationale. L’ancien chargé de mission à l’Élysée s’est invité au palais Bourbon, ce vendredi 20 novembre, dans les débats concernant le projet de loi “sécurité globale” porté par la majorité. Ou plutôt son histoire, et celle de son identification permise par de nombreuses vidéos tournées le 1er mai 2018, qui ont été prises en exemple par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pour rassurer les oppositions sur la portée du fameux article 24 du texte.

Cette disposition prévoit, au grand dam de la gauche, de nombreux journalistes ou de la Défenseure des droits, de pénaliser d’un an de prison et 45.000 euros d’amende la diffusion de “l’image du visage ou tout autre élément d’identification” d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter “atteinte à son intégrité physique ou psychique”.

“Même en direct et sans floutage”

Pas de quoi porter atteinte à la liberté d’informer, selon le ministre de l’Intérieur mué en défenseur de l’article 24. ”Quelqu’un filmerait une image d’un policier, un gendarme qui fait un acte complètement contraire aux règles et qu’il le filme. Qu’est-ce qu’il peut faire? Et bien il peut faire comme aujourd’hui”, a ainsi expliqué Gérald Darmanin avant de détailler: “il peut prendre les images, les envoyer au ministre de l’Intérieur. (...) Il peut aussi les diffuser auprès du procureur de la République. Et il peut aussi les diffuser tout court.”

“Il peut tout &a...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.