Les trois quarts de la Terre sont exploités par l'Homme depuis la Préhistoire

Quang Pham
·1 min de lecture
À Bali, les Aborigènes pratiquent l'agriculture au milieu d'une forêt tropicale riche en diversité. Photo d'illustration. (Photo: Eric Lafforgue via Corbis via Getty Images)
À Bali, les Aborigènes pratiquent l'agriculture au milieu d'une forêt tropicale riche en diversité. Photo d'illustration. (Photo: Eric Lafforgue via Corbis via Getty Images)

ENVIRONNEMENT - Nous avons parfois, pour les temps précédents l’ère industrielle, l’image d’une nature encore vierge, largement préservée de l’influence des hommes. C’est pourquoi d’ailleurs pour sauvegarder la biodiversité de la planète, certains défenseurs de l’environnement suggèrent de protéger les espaces naturels de l’impact des activités humaines.

Mais selon une étude de l’Université du Maryland publié le lundi 19 avril dans la revue de l’Académie Nationale des Sciences des États-Unis, ce portrait d’une nature autrefois immaculée est erroné: depuis la préhistoire, l’homme a laissé une empreinte environnementale sur près des trois-quarts de la planète.

Les chercheurs révèlent ainsi que déjà il y a 12.000 ans, c’est à dire au temps des mammouths et des hommes des cavernes, seulement 27% de la planète était préservée de l’Homme, contre 19% des espaces naturels aujourd’hui. Plus encore, les scientifiques démontrent que loin d’avoir été toujours néfaste, la présence humaine a par endroit maintenu voir augmenté la biodiversité de l’environnement. L’étude suggère ainsi que les pratiques traditionnelles des peuples indigènes ont joué un rôle clé dans la préservation de cette biodiversité.

Surexploitation des ressources

Cet article “réfute un mythe important” explique à la revue Science, Danielle Wood, chercheuse au Massachusetts Institute of Technology (MIT): “Ce n’est pas forcément les humains en tant que tels qui font que la biodiversité est entraînée dans une spirale descendante,...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.