Les techs en soutien des actions en attendant la Fed

par Patrick Vignal

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes montent modérément mercredi à mi-séance, portées par le secteur technologique dans le sillage de l'introduction en Bourse du néerlandais Adyen, et Wall Street est attendue en hausse prudente dans l'attente des décisions de la Réserve fédérale et d'éventuelles indications sur l'évolution de sa politique monétaire dans les prochains mois.

À Paris, le CAC 40 prend 0,28% à 5.468,5 points vers 10h40 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,19% et à Londres, le FTSE avance de 0,43%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,23%, comme l'EuroStoxx 50 de la zone euro, et le Stoxx 600 monte de 0,32%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,1% à 0,2%.

La tendance en Europe est portée par les valeurs technologiques dont l'indice Stoxx prend 1,37% avec l'envol du groupe néerlandais de services de gestion des paiements Adyen, dont le titre a été jusqu'à doubler par rapport à son prix d'introduction, portant sa capitalisation à plus de 13 milliards d'euros.

Ingenico profite du mouvement pour gagner 4,59%, la plus forte progression du Stoxx 600; l'allemand Wirecard prend 2,63%, le suisse Temenos 2,15%.

A Paris, STMicroelectronics gagne 3,29%, la plus forte hausse du CAC 40.

Les indices sont freinés cependant par l'imminence des annonces de la Fed, qui publiera à 18h00 GMT les conclusions de deux jours de débats du Federal Open Market Committee (FOMC), son comité de politique monétaire. Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, tiendra une demi-heure plus tard une conférence de presse.

Les investisseurs surveilleront de près les "dot plots", la synthèse des anticipations des membres du FOMC en matière d'évolution des taux, et guetteront dans la formulation du communiqué et les propos de Jerome Powell d'éventuels indices sur la possibilité de quatre hausses de taux au total cette année, au lieu des trois attendues initialement.


LE DOLLAR ET LES TAUX STABLES

"Au début de l'année, les marchés spéculaient sur quatre hausses de taux", rappelle l'analyste David Madden (CMC Markets). "C'est toujours une possibilité et les intervenants de marché guetteront le moindre indice sur la trajectoire de politique monétaire."

Après la Fed, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) se réunira jeudi et pourrait dévoiler le calendrier de l'arrêt de ses achats d'actifs après le mois de septembre.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat américains à dix ans varie peu, sous 2,96%. Les rendements européens sont eux aussi à l'équilibre, celui du Bund allemand à dix ans oscillant autour de 0,49%.

Les rendements italiens sont pour leur part orientés à la baisse après les déclarations jugées rassurantes du ministre des Affaires européennes Paolo Savona selon lesquelles l'euro est "indispensable". La perspective de la nomination de cet eurosceptique au poste de ministre de l'Economie avait effrayé les marchés fin mai. Le taux du 10 ans recule de plus de huit points de base à 2,786%.

L'euro s'apprécie de 0,17% face au dollar à 1,1765 et l'indice dollar, qui mesure l'évolution de la devise américaine face à un panier de devises de référence, est en léger repli après trois séances de hausse.

Sur les Bourses, le compartiment du pétrole et du gaz (-0,10%) est l'un des rares dans le rouge avec le recul des cours du brut reculent après une information selon laquelle la Russie allait proposer à tous les pays faisant partie de l'accord de limitation de l'offre mondiale de pétrole d'augmenter leur production proportionnellement à leurs quotas.

A Paris, l'une des plus fortes hausses du SBF 120 est pour ADP, qui prend 4,53% après l'annonce par le gouvernement de son intention de lancer dès que possible, soit en fin d'année ou début 2019, le désengagement de l'Etat du capital.

Engie, également concerné, abandonne 0,29%.


(Édité par Marc Angrand)