Les sorties cinéma de la semaine (27 avril 2016)

Captain America : Civil war
Iron Man et Captain America, frères ennemis

Après plusieurs missions ayant eu pour dommage collatéral la mort d'innocents, le gouvernement décide de mettre en place un programme pour superviser les Avengers. Deux camps se dessinent alors parmi les super héros : celui de Steve Rogers qui refuse catégoriquement cette ingérence et celui de Tony Stark qui décide de l'accepter. Les Avengers survivront-ils à cette scission, accentuée par le retour de Bucky, le soldat de l'hiver, ami d'enfance de Captain America dont Iron Man veut la peau ?

C'est là tout l'enjeu de ce troisième volet de Captain America, plus proche d'un épisode des Avengers que d'un film dédié au héros à bouclier. Après l'affrontement de Batman et de Superman chez DC Comics, Iron Man et Captain America se déclarent ainsi la guerre malgré le respect qu'ils se portent. Et chacun devra choisir son camp : le Faucon, Clint Barton, AntMan (qui fait son arrivée parmi les Avengers ) et la sorcière rouge rejoignent ainsi la team Captain tandis que la Veuve Noire, Black Panther ou encore Spider Man (joué par Tom Holland, bientôt star de son propre film) s'allient à Iron man. Et si la sensation de déjà vu se fait sentir au même titre qu'une certaine lassitude après l'avalanche de films franchisés Marvel, certaines scènes d'action valent le coup d’œil : à commencer par le combat opposant les deux équipes. Aussi musclé que ponctuellement cocasse.

AVENGERS MASQUES. D'Anthony et Joe Russo. USA, 2h28.


Dalton Trumbo
Scénariste clandestin

La Guerre Froide a des conséquences à Hollywood : les artistes communistes sont placés sur liste noire, deviennent infréquentables et inemployables. Parmi eux : Dalton Trumbo, scénariste de génie et de renom qui, après être passé par la case prison, déjouera le système en travaillant sous pseudo avec ses pairs persécutés. Grâce au soutien de sa famille, il parviendra même à se réhabiliter et deviendra une légende du cinéma.

Dans la peau de cet auteur de génie, Bryan Cranston, le héros de la série Breaking Bad, est incontestablement l'atout majeur de ce biopic. Tout aussi convaincant qu'il glisse doucement dans la folie ou qu'il joue avec la presse et les décideurs des majors, l'acteur bouleverse et amuse. Son interprétation, la cruauté de Helen Mirren en reine des peaux de vache, et l'histoire vraie et passionnante de cet artiste engagé compensent le classicisme du long-métrage.

BIOPIC HOLLYWOODIEN. De Jay Roach. USA, 2h04.


Maggie a un plan
Dans les pas de Woody Allen

Maggie, la trentaine, est célibataire mais veut un enfant. La New-Yorkaise décide alors de faire un bébé toute seule. Mais elle rencontre John, professeur d'anthropologie dont elle admire la plume et la verve. Lequel, malheureux en mariage avec Georgette, chercheuse célèbre, quitte tout pour Maggie, désormais enceinte. Mais la lune de miel sera de courte durée, au point de pousser Maggie à renvoyer John auprès de son ex.

Impossible pour la réalisatrice de le nier : Woody Allen et Noah Baumbach font très clairement partie de ses idoles et de ses influences. Maggie a un plan brasse les mêmes thématiques (amours complexes, affres de la création…), met en scène le même type de personnages (une trentenaire névrosée, des artistes cinglés…) et lorgne très clairement du côté des deux réalisateurs new-yorkais avec son humour bobo et ses dialogues existentiels. Sympathique mais déjà vu… en mieux  !

COMÉDIE INDE NEW-YORKAISE. De Rebecca Miller. USA. 1h38.

Et aussi :

> Nos souvenirs. Un mélo sur le deuil avec Matthew McConaughey et Naomi Watts.