L'armée algérienne garantira la sécurité du pays

Des milliers de personnes ont participé mardi à de nouvelles manifestations à Alger et dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la candidature du chef de l'Etat sortant Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle du 18 avril. /Photo prise le 5 mars 2019/REUTERS/Zohra Bensemra (Reuters)

ALGER (Reuters) - Le chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, a assuré mardi que l'armée nationale populaire (ANP) garantirait la sécurité du pays et ne permettrait jamais un retour à la violence et aux effusions de sang, rapporte la chaîne privée Ennahar TV.

Certains groupes, a-t-il dit sans les nommer, cherchent à plonger à nouveau l'Algérie dans "les années de douleur".

L'Algérie a connu dans les années 1990 un terrible conflit entre l'armée et des groupes islamistes, "la décennie noire" qui a fait des dizaines de milliers de morts.

Des milliers de personnes ont participé mardi à de nouvelles manifestations à Alger et dans plusieurs villes du pays comme Constantine, Annaba et Blida pour dénoncer la candidature du chef de l'Etat sortant Abdelaziz Bouteflika à l'élection présidentielle du 18 avril.

"Game over", "Système dégage", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants.

Lundi, les étudiants d'Alger avaient largement boycotté les cours, poursuivant la contestation lancée il y a près de deux semaines contre la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat.

Obligé de répondre à cette fronde sans précédent depuis son accession au pouvoir en 1999, le président sortant, 82 ans, a tenté de trouver une porte de sortie en faisant savoir par son directeur de campagne Abdelghani Zaalane qu'il était prêt à renoncer au pouvoir dans un an s'il est réélu.

Cette proposition n'a pas convaincu les protestataires.

Le président Bouteflika, très diminué physiquement depuis un accident vasculaire cérébral en 2013, se trouvait ce week-end en Suisse pour des examens médicaux.

Ses adversaires politiques doutent qu'il soit capable d'assurer sa charge et s'inquiètent que l'Algérie soit gouvernée en son nom et dans l'ombre par ses conseillers.

(Lamine Chikhi et Tarek Amara; Guy Kerivel pour le service français)