Les galeries d'art, refuge des férus de culture pendant la pandémie de Covid-19

Clément Vaillant
·Clément Vaillant est journaliste vidéo au HuffPost
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Les galeries d'art, refuge des férus de culture pendant la pandémie de Covid-19

LIEUX CULTURELS - Voilà un exemple concret que les professeurs d’économie vont pouvoir utiliser pour expliquer le phénomène d’externalité positive à leurs élèves. Il s’agit d’une situation où un acteur profite d’une conjoncture favorable grâce à un tiers. Dans ce cas d’école, les galeries d’art, considérées comme des commerces essentiels, “profitent” de la fermeture des musées à cause de la pandémie de coronavirus. Elles récupèrent ainsi une partie des férus d’arts, frustrés de ne pas pouvoir, déambuler sous la pyramide du Louvre comme Omar Sy dans “Lupin”.

Pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène, Le HuffPost s’est rendu dans le quartier du Marais qui concentre un grand nombre de galeries, mais aussi des lieux culturels habituellement très fréquentés comme le musée Picasso ou le musée Carnavalet.

Le nouveau public compense l’absence de touristes étrangers

Depuis leur réouverture le 28 novembre dernier, comme les commerces jugés “essentiels”, les galeries ont d’abord constaté pour la plupart d’entre elles une baisse de la fréquentation, notamment en raison des restrictions de déplacements, qui empêchent les touristes étrangers de venir à Paris. Une baisse compensée par un nouveau public qui se décide à pousser la porte de ces lieux culturels parfois réputés comme inaccessibles au grand public.

“C’est vrai qu’on a plus de visiteurs qui se promènent dans la galerie et viennent nous voir sans prendre rendez-vous”, constate Michael Timsit, co-fondateur de la galerie Guido Romero Pierini-Michael Timsit. “La...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.