Les Canadiens ont-ils été avantagés en skicross ?


POLEMIQUE – Après le patinage, le skicross…

(Crédit AFP)

Les relations entre Canadiens et Français sont décidément mises à rude épreuve à PyeongChang. Après la polémique en patinage artistique, c’est désormais le skicross qui cristallise les tensions entre les deux nations. La nation nord-américaine a dominé la discipline en Corée du Sud. Sacrée chez les hommes, la délégation canadienne a réussi le doublé or-argent chez les femmes.

Mais cette domination a suscité les critiques de l’équipe de France, qui s’estime “flouée“. “Le shaper (celui qui conçoit le parcours) était canadien, a affirmé Michel Vion, le président de la fédération française de ski, à L’Equipe. Et il a dessiné une piste qui correspondait à leurs qualités, peu technique et très rapide, pour favoriser la glisse.”

Les griefs français ne s’arrêtent pas là. En effet, les tests de glisse ont également été réalisés par des Canadiens. “Il y a quatre ouvreurs (en réalité cinq, selon les documents officiels) qui ont testé la piste depuis début février et ils sont tous canadiens, s’est étonné jeudi Fabien Bertrand,le responsable du ski freestyle à la Fédération française de ski, après les qualifications féminines. Ils ont pu faire des tests sur la piste, sur les parties stratégiques, ce que n’ont pas eu le droit de faire les autres. Nous, on a découvert que les ouvreurs étaient canadiens en arrivant. Et on s’aperçoit qu’en glisse ils ont quand même un petit avantage.”

Contacté par le quotidien sportif, la fédération internationale de ski a confirmé qu’elle avait eu recours à des ouvreurs canadiens et que ces derniers avaient transmis des informations à toutes les nations engagées. Reste que pour Fabien Bertrand, cela procure un avantage à l’équipe olympique canadienne : “Je pense que ç’a été un réel avantage pour eux. Ils ne l’avoueront jamais (les Canadiens), mais ils ont pu tester des paires de ski, des farts, des structures sous les skis…