Viande: les arguments de Julien Denormandie contre le maire de Lyon sont-ils valables?

Romain Herreros
·Journaliste politique
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Julien Denormanie photographié en sortie du Conseil des ministres (illustration) (Photo: AFP)
Julien Denormanie photographié en sortie du Conseil des ministres (illustration) (Photo: AFP)

POLITIQUE - Il persiste et signe. Alors que Matignon goûte peu ces “polémiques stériles”, le ministre de l’Agriculture Julien Denormanie n’en finit pas de remettre des pièces dans la machine, que ce soit sur RTL ou dans les colonnes du Parisien. L’objet de son courroux, partagé par Gérald Darmanin? La mesure prise par le maire EELV de Lyon Grégory Doucet: un menu sans viande dans les cantines pour se conformer au protocole sanitaire venant du ministère de l’Éducation nationale concernant les conditions de service des repas à l’école.

“Sans viande”, ne signifie pas ici végétarien, puisque des œufs et du poisson pourront être proposés. Une mesure absolument identique à celle prise au mois de mai par le précédent maire (LREM) de Lyon, Gérard Collomb, et pour exactement les mêmes raisons. Or, cette fois, elle se trouve contestée par plusieurs ministres et donne lieu à une division au sein du parti présidentiel. Pour alimenter sa critique, le ministre de l’Agriculture, qui a saisi le préfet du Rhône, s’appuie sur plusieurs arguments, d’ordre social, nutritionnel ou encore sanitaire. Le HuffPost fait le point sur leur pertinence à la lumière de ce que l’on sait sur le sujet.

“Cette décision est aberrante d’un point de vue nutritionnel”

Premier argument servi par le ministre, cette décision ferait courir un risque nutritionnel aux petits Lyonnais. Or, comme expliqué plus haut, il n’est pas question de priver les élèves de protéines animales, puisque des œufs et du poisson seront servis. Par ailleurs, cela fait plusieurs années que les ONG alertent sur une consommation excessive de protéines animales par les enf...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.