Pour l'entreprise ReD Associates, « les “Big Tech” se préoccupent de réinvestir la sphère de l’humain »

© Lionel BONAVENTURE / AFP

Voici leur tribune : « Les annonces de licenciements chez Meta , Amazon, Twitter , Salesforce se suivent et se ressemblent pour se chiffrer en centaines de milliers, et ce n’est peut-être que le début. Ces entreprises, qui font profession du futur, utilisent des méthodes bien anciennes pour faire face à la conjoncture. « Dégraisser », comme disent les commentateurs, reste une manière éprouvée de répondre aux logiques de marché à court terme. Au-delà du contexte néanmoins, la surchauffe pourrait avoir des origines plus profondes. Quand on soulève le capot des « Big Tech », on se rend compte que le moteur a des kilomètres au compteur.

Au fond, la plupart des entreprises de l’Ouest américain n’ont pas tellement changé de modèle en vingt ans. Pour beaucoup, il s’agit encore de récolter de la donnée, de l’analyser et de la vendre. Or les progrès de l’intelligence artificielle sont tels désormais que nous entrons dans l’ère des données synthétiques : des jeux de données créées artificiellement pour imiter (par exemple) des comportements humains, entraîner des algorithmes ou mettre des plateformes sous stéroïdes. En théorie donc, si n’importe qui peut créer de la donnée, le business model des Gafam peut être sérieusement mis à mal. Lorsqu’on ajoute à cela la guerre des talents qui fait rage et des monopoles qui s’érodent sous constante pression du régulateur européen et américain, que reste-t-il ? Eh bien, beaucoup d’argent à investir.

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