Des lentilles gravitationnelles fortes pour une mesure plus précise de l'Univers ?

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

L’Univers est en expansion. Pour les cosmologistes, c’est désormais un fait acquis depuis près d’un siècle. La question qui demeure est la suivante : à quelle vitesse cette expansion se déroule-t-elle ? Car les deux méthodes — basées sur les supernovae SN ou sur des mesures du rayonnement fossile — traditionnellement employées pour estimer la valeur de la constante de Hubble — cette constante qui traduit justement l’expansion de l’Univers — donnent des résultats différents : 73 kilomètres par seconde par mégaparsec pour l’une, 67 km/s/Mpc pour l’autre.

Et si l’expansion de l’Univers n’était pas la même dans toutes les directions ?

Aujourd’hui, une équipe de chercheurs dévoile les résultats obtenus à partir d’une nouvelle méthode indépendante des deux premières. Ou plutôt à partir de la révision d’une méthode ancienne grâce à des hypothèses et à des données supplémentaires. Une méthode basée sur ce que les astronomes appellent les lentilles gravitationnelles fortes.

Cette méthode compte sur les images multiples produites lorsque la lumière issue d’un objet lointain rencontre, sur son parcours, un objet très massif, une galaxie, par exemple. La gravité dévie alors suffisamment cette lumière pour faire apparaître des images multiples de l’objet. Et il suffit que la galaxie lentille soit un peu excentrée pour que ces images apparaissent en plus légèrement désynchronisées en fonction de la longueur des différents trajets finalement parcourus par la lumière.

Une précision encore à améliorer

Or les mesures de décalage dans le temps et les modèles de répartition de la matière dans les galaxies lentilles semblaient être devenus suffisamment précis pour que ce phénomène puisse servir à estimer directement les distances dans...

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