Lenteur, désorganisation, pénurie : à chaque pays sa polémique sur la campagne vaccinale

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"Nous savions depuis des mois que les vaccins arrivaient. Pourquoi n'étions-nous pas prêts à les utiliser?" Cette question, issue d'une tribune du chercheur américain Ashish K. Jha dans le Washington Post, pourrait se poser en France, en Allemagne, et dans des dizaines d'autres pays. Depuis quelques jours en effet, peu de gouvernements échappent aux critiques sur leur gestion de la campagne de vaccination. Hormis Israël, qui a déjà vacciné près de 15% de sa population en moins de trois semaines, la plupart des autres Etats sont en effet confrontés à des lenteurs, pénuries ou problèmes d'organisation.

Les Etats-Unis bien loin des objectifs affichés

Aux Etats-Unis, où plus de 4,5 millions de doses ont déjà été administrées, les critiques sont nombreuses, notamment parce que l'administration Trump avait promis de vacciner 20 millions de personnes avant la fin de l'année 2020. "Il y a eu quelques dysfonctionnements", a reconnu sur ABC l'éminent immunologue Anthony Fauci, qui conseille le gouvernement sur la crise sanitaire.

Le médecin en chef des Etats-Unis, Jerome Adams, a lui-même expliqué que les vaccinations ont commencé dans un contexte difficile, en pleine explosion du nombre de cas et au moment des congés de fin d'année, mettant à l'épreuve les équipes médicales. Donald Trump, de son côté, a blâmé les échelons locaux pour le retard pris. "Les vaccins sont distribués aux Etats par le gouvernement fédéral plus vite qu'ils ne peuvent les administrer!", a-t-il tweeté dimanche....


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