Le lent crépuscule du prince Philip

Par Marc Fourny
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Le prince Philip en juin 2017.
Le prince Philip en juin 2017.

Il n'aura pas profité longtemps de sa retraite : à peine quatre ans, depuis qu'il annonçait en mai 2017 renoncer à tout engagement public. À 96 ans, le prince Philip raccrochait son épée après trois quarts de siècle au service de Sa Majesté et la fierté du devoir accompli : plus de 22 000 engagements officiels en solo, 2 millions de kilomètres parcourus dans des visites ou des voyages sur tous les continents et plus de 800 associations humanitaires ou organisations caritatives parrainées au plus fort de ses activités.

« C'est mieux de se retirer avant d'atteindre la date de péremption », ironisait à l'époque ce grand blagueur qui refusait de se prendre au sérieux. Philip rejoignait alors le manoir de Wood Farm, dans le Norfolk, situé sur le domaine de Sandringham. Une bâtisse de deux étages en briques rouges avec suffisamment de pièces pour loger le prince et les quelques domestiques à ses côtés pour accompagner ses vieux jours, notamment un page, une gouvernante, un chef et un valet qui ont tous été priés de laisser au vestiaire la livrée protocolaire pour le servir en vêtements civils.

Lectures et peinture

Le duc suivait un programme établi selon son bon plaisir, sans avoir un écuyer pour lui dire ce qu'il devait faire dans un agenda millimétré ? un cadre qu'il a connu toute sa vie. Promenades, lecture, peinture, avant de retrouver régulièrement son épouse le week-end à Windsor. Sa santé de fer lui permettait de s'adonner encore à toutes sortes d'activités [...] Lire la suite