Lens-Arsenal: "Les montagnes russes", Thomasson raconte son début de match de folie, entre sa bourde et son but

Adrien Thomasson a sans doute vécu la demi-heure la plus intense de sa carrière. Le milieu de terrain de 29 ans a été l’un des acteurs majeurs de la victoire de Lens face à Arsenal, mardi en Ligue des champions (2-1), dans un stade Bollaert en fusion. L’ancien Strasbourgeois a d’abord plombé son équipe en perdant un ballon l’entrejeu qui a amené l’ouverture du score des Gunners (14e).

Mais Thomasson s’est bien rattrapé en égalisant dans la foulée d’une superbe frappe, après une remise en déséquilibre d’Elye Wahi (25e). "Ça été les montagnes russes cette première mi-temps, souffle-t-il. Je me sentais plutôt bien dans le match, mais c’est vrai que sur le but concédé, je ne me suis pas menti à moi-même, je suis clairement fautif. Ça a été difficile pendant quelques instants après ce but. Mais je m’étais dit que quoi qu’il arrive il fallait que je switche, parce que dans ces moments-là, c’est soit on rebondit, soit on s’écroule. J’ai réussi à faire la part des choses. Après, le but m’a redonné beaucoup de confiance. Ça a été un moment fort du match et ça a aussi donné de la confiance à l’équipe."

"J’étais dans la zone"

Au moment d’armer sa frappe, avant de faire trembler les filets d’Arsenal, Thomasson a semblé particulièrement serein. "C’est instinctif. J’ai toujours fait du foot pour ce genre d’actions. Ça a été un geste où je me suis senti très relâché, confirme l’un des héros de la soirée. Je suis beaucoup le tennis et je me suis senti ‘dans la zone’, comme disent les tennismen. Tant mieux pour moi et pour l’équipe. On ne réalise pas trop sur le coup. C’était surtout un geste envers mes coéquipiers en leur disant: ‘Je m’excuse pour le but concédé et j’espère que le but que je viens de marquer va redonner un élan à l’équipe’".

La veille du match, le natif du Sud-Ouest avait eu un échange prémonitoire avec son coach Franck Haise. "On a eu une discussion lundi soir avec Adrien, tous les deux dans mon bureau, a confié l'entraîneur lensois à beIN Sports. On en a reparlé d'ailleurs. Parce que l'erreur fait partie du jeu, il n'y a pas de match parfait. Ce qui compte quand on fait des erreurs, c'est de repartir, d'avoir le caractère et Adrien, comme toute l’équipe, a eu beaucoup de caractère".

Article original publié sur RMC Sport