L'enlèvement de Mia a été "conçu comme une opération militaire", selon le procureur

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Les suspects, "plutôt insérés socialement et qui ne sont pas connus de la justice", se sont "rencontrés via les réseaux sociaux et partagent une même communauté d’idées", a déclaré le procureur de la République de Nancy lors d'une conférence de presse à Nancy.  

Les auteurs présumés de l'enlèvement de la petite Mia ont conçu le rapt "comme une opération de type militaire" conduite "de manière déterminée", a déclaré le procureur de la République de Nancy François Pérain. Les suspects, dont cinq sont en cours de présentation à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen, avaient baptisé leur action, "opération Lima", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse à Nancy. Un sixième est en cours d'identification, a-t-il indiqué.

"L'expédition" a été organisée avec une phase préparatoire", a détaillé le procureur de la République de Nancy. Pendant cette phase, l'un des protagonistes, surnommé "Bouga" sur les réseaux sociaux, avait "acheté des talkie-walkies et des téléphones portables". "Un budget de 3.000 euros a été dégagé pour assurer les frais courants, l’essence, les péages... mais également pour qu’une partie de cet argent soit remise à la mère de l'enfant", a-t-il encore relaté.

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Ils sont contre l'Etat et mobilisés contre ce qu'ils appellent la dictature sanitaire

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Les suspects, "plutôt insérés socialement et qui ne sont pas connus de la justice", se sont "rencontrés via les réseaux sociaux et partagent une même communauté d’idées", a poursuivi le magistrat. "Ils sont contre l'Etat et mobilisés contre ce qu'ils appellent la dictature sanitaire", a-t-il encore indiqué. Mia, 8 ans, enlevée mardi dans les Vosges au domicile de sa grand-mère maternelle, a été retrouvée dimanche "en bonne santé" et en compagnie de sa mère qui avait commandité son enlèvement, à Sainte-Croix, dans le canton de Vaud, en Suisse.


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