L'endométriose enfin reconnue en affection de longue durée

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« Il était temps ! »: l'annonce mardi d'une stratégie nationale de lutte contre l'endométriose par Emmanuel Macron soulève l'espoir d'une meilleure connaissance et prise en charge de cette maladie, dont souffre une femme sur dix en France, encore trop souvent en silence. « Ce n'est pas un problème de femmes. C'est un problème de société », a estimé le président au sujet de l'endométriose, qui touche plus de deux millions de Françaises et est la première cause d'infertilité.

Pour avancer sur ce sujet qui lui « tient à cœur », il a annoncé le lancement de la « première stratégie nationale de lutte contre l'endométriose », largement inspirée du rapport remis par la gynécologue et eurodéputée LREM, Chrysoula Zacharopoulou. Ce plan sera articulé autour de trois axes principaux. Il s'agira en premier lieu de « mieux comprendre cette maladie et ses causes, et trouver des traitements thérapeutiques », ce qui impliquera de déployer des moyens pour la recherche « à la hauteur des enjeux ». Ensuite, chaque région devra « identifier précisément des filières territoriales de soins avec au moins un centre de recours et d'expertise ».

Première cause d'infertilité, l'endométriose provoque des douleurs chroniques handicapantes au quotidien. © Pixel-Shot, Adobe Stock
Première cause d'infertilité, l'endométriose provoque des douleurs chroniques handicapantes au quotidien. © Pixel-Shot, Adobe Stock

Une reconnaissance de la société

Enfin, « il faut développer ce qu'on pourrait appeler un "réflexe endométriose" auprès de tous les publics : à l'école, à l'université, à la maison, au bureau, et même, et surtout dirais-je, dans les milieux médicaux », estime M. Macron. Mme Zacharopoulou a salué auprès de l'AFP « une reconnaissance de toute la société vis-à-vis de millions de femmes qui souffrent ».

« La France sera un modèle en Europe », se réjouit-elle. « Ça fait du bien d'entendre ça dans la bouche du chef de l'État », réagit aussi Tiphaine, 31 ans, atteinte d'endométriose, après 10 ans de souffrance et d'errance. Chez elle, les douleurs sont apparues à l'âge de 20 ans. Tellement fortes qu'elle a dû arrêter ses études...

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