Lenín Moreno pas définitivement élu en Equateur

Libération.fr

Le Conseil national électoral (CNE) a annoncé jeudi le recomptage de 12 % des bulletins de vote du second tour de l’élection présidentielle équatorienne. Le candidat battu le 2 avril, le conservateur Guillermo Lasso, avait accusé de fraude le camp du socialiste Lenín Moreno, vainqueur avec 51,15 % des voix. Le recomptage portera sur 1 275 450 suffrages. L’écart minime a poussé le candidat de droite à dénoncer une tentative de fraude électorale. «Pour lutter contre une dictature, les votes ne suffisent pas. Il faut être dans la rue», avait affirmé Lasso le lendemain de l’élection.

«Cela fait partie de la stratégie habituelle de la droite, surtout lorsque le scrutin est serré, analyse Christophe Ventura, chercheur associé à l’Iris. Il s’agit d’attirer l’attention des médias et de l’opinion publique.» Dès lors, pourquoi la gauche a-t-elle accepté le recomptage partiel ? Pour une sociologue équatorienne qui a souhaité garder l’anonymat, «la gauche veut s’assurer de sortir vainqueur de l’élection en toute légitimité. Moreno sait très bien qu’il lui sera difficile de gouverner s’il est accusé de fraude.»G.Gos.

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