Comment remédier au mal-être étudiant ? "L'empathie ne suffit plus"

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"Encore un effort" : voilà ce qu'a répondu Emmanuel Macron à Heïdi Soupault, étudiant à l'IEP de Strasbourg, qui lui a écrit qu'à 19 ans, elle a "l'impression d'être morte" et qu'elle n'a "plus de rêves". Les étudiants font partie de ceux qui subissent de plein fouet ces restrictions durables face au coronavirus. Un chiffre témoigne de ce mal-être grandissant et de plus en plus médiatisé : un tiers des étudiants ont des signes de dépression, soit 800.000 personnes, rappelle Manuel Tunon de Lara, président de la Conférence des présidents des universités et invité d'Europe 1, samedi midi.

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"Je ne crois pas que la situation soit longtemps tenable parce qu'il faut se rendre compte qu'on dit 'encore un effort' à ces étudiants depuis près d'un an", souligne Manuel Tunon de Lara. "Peut-être qu'on n'a pas pris toute la mesure de la détresse et de ce que cela impliquait pour des étudiants." C'est d'ailleurs ce que confie Heïdi Soupault à Europe 1 : "On continue à s'enfoncer dans une sorte de marasme psychique. C'est un autre confinement. Ça va être très, très dur pour beaucoup d'étudiants."

"Sauver le second semestre"

Le gouvernement a annoncé cette semaine la reprise des TD (travaux dirigés) en demi-groupe pour les premières années. "C'est super pour les premières années, mais il y a quand même toute une partie des étudiants pour qui cela ne change juste rien", déplore Heïdi Soupault. "Aujourd'hui, il...


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