Lemaire Aux affaires et en beauté Une femme libérée Yves Saint Laurent Fatale ou cool, et forte Paco Rabanne Brillante et nonchalante Dries Van Noten Affranchie des influences

Libération.fr

Les premiers jours de défilés parisiens prêt-à-porter automne-hiver 2017 ont mis en scène une féminité forte, qui s’assume sous toutes ses formes, de la plus conquérante à la plus décontractée.

Pendant la Fashion Week, les marques de luxe ont tendance à jeter des paillettes aux yeux du spectateur, à étourdir leurs fidèles avec des attentions absurdes. Rares sont les designers qui, comme Dries Van Noten, possèdent un indéniable sens du spectacle mais savent éviter la surenchère. Pour son centième défilé, le Belge a même fait preuve d’une certaine austérité. Avec le lieu, pour commencer : le béton brut du palais omnisport de Bercy focalise l’attention sur les silhouettes. Et surtout, les vêtements sont débarrassés de toute l’emphase dramatique dont le Belge est parfois capable. Pour cette «célébration sans nostalgie, avec peu d’artifices», les femmes portent des tailleurs et des manteaux larges, des tissus souples, qui ne contraignent pas le corps. L’ensemble est égayé par des couleurs vives et des imprimés graphiques ou naïfs, que le designer est allé chercher dans ses collections précédentes. Il a aussi fait appel à des mannequins qui avaient déjà défilé pour lui, dont quelques gloires inoxydables - Nadja Auermann (photo), Alek Wek. L’absence d’ostentation, alliée à la grâce des silhouettes et l’aura de celles qui les portent, est la démonstration implacable du talent de Van Noten, auteur d’une mode perpétuellement désirable, jamais soumise aux aléas de l’air du temps.

Lorsque l’on reprend une maison aussi légendaire que Saint Laurent et que l’on succède, en plus, à la poule aux œufs d’or dénommée Hedi Slimane, la charge est lourde. La mise en scène du défilé, spectaculaire, assure déjà les invités que la locomotive du groupe Kering se donne les moyens de son ambition. Le show prend place dans le chantier du futur siège de la maison, une superbe abbaye XVIIIe dont il ne reste que les façades, habilement éclairées par des néons. Les gradins en marbre sont garnis (...)

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