Lellouche quitte la politique après une campagne "épouvantable"

Le député Les Républicains Pierre Lellouche, qui fut secrétaire d'Etat sous Nicolas Sarkozy, a annoncé mercredi son retrait de la vie politique après une campagne présidentielle vécue comme "épreuve épouvantable" par la faute de François Fillon. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - Le député Les Républicains Pierre Lellouche, qui fut secrétaire d'Etat sous Nicolas Sarkozy, a annoncé mercredi son retrait de la vie politique après une campagne présidentielle vécue comme "épreuve épouvantable" par la faute de François Fillon.

Il précise, dans une lettre adressée ses "concitoyens" et publiée sur son site personnel, qu'il ne se représentera pas aux législatives du mois de juin et qu'il s'apprête à rendre sa carte du parti.

"A bientôt 66 ans, et après 24 années de mandat à l'Assemblée nationale, j'ai la conviction que le moment est venu pour moi de laisser la place à la génération suivante", écrit le député sarkozyste dans ce courrier.

Durant la campagne, il avait plaidé pour le désistement de François Fillon, fragilisé par sa mise en examen dans une affaire d'emplois fictifs, qui a finalement été éliminé dès le premier tour, avec 20% des voix, dimanche dernier.

"Le candidat Fillon, fort de son élection à la primaire, entouré d'une camarilla de fidèles et d'ambitieux, conforté par l'hystérie d'une secte, a tenu à toute force à aller jusqu'au bout du suicide personnel et collectif", fustige-t-il.

"Ainsi donc, on dénonçait à la vindicte publique la justice et la presse, en invoquant complots et autre 'cabinet noir', le tout avec la complicité de dirigeants qui ont laissé faire", ajoute le député, qui juge avoir une part de responsabilité "dans l'échec collectif de (sa) génération".

"L'heure est donc venue de quitter la scène, après une campagne que j'ai vécue comme une épreuve épouvantable des mois durant, comme la preuve définitive de la décomposition de nos partis politiques traditionnels", conclut-il.

Il estime par ailleurs "incohérente" la position consistant à soutenir Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, comme de nombreux dirigeants de LR, avant de faire campagne contre lui aux législatives.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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