L'Eglise catholique infichue de prendre position contre l'extrême-droite

Libération.fr
Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech (ici en août 2016, à Paris) est l'un des signataires de la déclaration commune appelant à voter Macron au second tour.

La hiérarchie catholique a refusé de se joindre à une déclaration commune des principaux leaders religieux français – juif, musulman et protestant – appelant à voter Macron pour faire barrage à Marine Le Pen.

Une absence remarquée. Et… regrettée ! Les trois principaux leaders protestant, juif et musulman ont rendu publique, jeudi, une déclaration commune appelant à voter Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle pour faire triompher, écrivent-ils, «la France généreuse, tolérante, ouverte sur le monde». Mais sans les catholiques ! «Cette déclaration ne correspond pas à la position qui est la nôtre depuis le début de la campagne. On ne s’y reconnaissait pas», explique, à Libération, Vincent Neymon, le directeur de la communication de la Conférence des évêques de France (CEF). «Nous avons toujours considéré qu’il n’était pas pertinent de créer un front des religions dans le domaine politique», poursuit-il. Sollicité, le président de la CEF, Mgr Georges Pontier, l’archevêque de Marseille, ne s’est donc pas joint à l’initiative. Plusieurs sources indiquent également que le cardinal-archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, avait, lui, donné dans un premier temps son accord, sans finalement donner suite.

«Citoyens responsables»

Lancée en début de semaine, l’initiative réunit le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président de la Fédération protestante de France (FPF), François Clavairoly et le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech. Après avoir rappelé que «leurs fonctions» les obligeaient à la «neutralité religieuse», les trois leaders précisent qu’ils agissent avant tout «en citoyens responsables».

«Il ne suffit plus aujourd’hui de "faire barrage au Front national", il est indispensable de rappeler, et d’une même voix, les fondements humanistes qui nous animent et pour lesquels nous œuvrons quotidiennement», estiment les responsables religieux. «Rien n’est acquis pour dimanche», s’inquiète Anouar Kbibech, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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