Lee White, un Blanc à la tête du ministère de la Forêt du Gabon

Jacques Deveaux
"Monsieur vert" des présidents Bongo père et fils, cet Anglo-Gabonais doit ramener la crédibilité au sein d’un gouvernement entaché par l’affaire du "Kévazingogate", un vaste trafic de bois précieux.

Le personnage, qui vient d’être nommé ministre des Forêts, de la Mer et de l'Environnement du Gabon, est pour le moins atypique. Citoyen britannique né à Manchester en 1966, Lee White découvre très jeune l’Afrique en accompagnant sa famille en Ouganda, où elle semble s’accommoder du régime d’Idi Amin Dada.

Passionné de zoologie, il étudie d’abord en Sierra Leone, puis au Nigeria et enfin au Gabon, où il arrive en 1989. Il travaille sur l’impact de l’exploitation forestière sur la réserve de la Lopé-Okanga. Sur 5000 km², le parc national est à la fois réserve animale et haut lieu de recherches archéologiques.

Lee White s’installe au Gabon, fonde une famille et acquiert la nationalité gabonaise en 2008. L’année suivante, il prend la direction de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). Il est également l’antenne au Gabon du très influent Wildlife Conservation Society (WCS). C’est d’ailleurs une bourse du WCS qui lui a permis de faire ses études. Ce même WCS a assisté le gouvernement dans la mise en place de son réseau de parcs nationaux en 2002, lequel comprend aujourd’hui 13 parcs couvrant plus de 10% du territoire national.


Lee White serait donc la "caution verte" du clan Bongo et ce, de père en fils, ce qui lui vaut de solides inimitiés. Lors de sa nomination en 2009 à l’ANPN, on lui reproche sa position très favorable aux décriés "droits à polluer".

A l'époque, (...)

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