L'eau, ça ne coule pas toujours de source

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Robinet ou bouteille ? De source ou minérale ? Gazeuse ou plate ? Filtrée ou non ? L'eau, ce n'est pas si simple. Ce qu'il faut savoir pour faire le bon choix.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°891 daté mai 2021.

Bien sûr, l'eau est indispensable à notre santé. Et pour cause, elle constitue 60 % de notre corps. Elle est essentielle pour maintenir sa température, assurer la bonne circulation du sang, l'oxygénation des cellules et l'élimination des déchets. Mais nous en perdons aussi une partie - entre 2 et 2,5L - au cours de la journée. Une perte qu'il faut compenser par des apports, contenus dans l'alimentation (environ 1L) ou sous forme de boissons (1,5L).

L'eau du robinet, une boisson très contrôlée…

62 % de l'eau potable provient de ressources souterraines (source ou nappe profonde) et 38 % d'eaux de surface (fleuves, rivières, lacs). Depuis son captage jusqu'au consommateur, elle fait l'objet d'un contrôle sanitaire régulier (18 millions d'analyses chaque année en France) et doit répondre à près de 70 critères de qualité, parmi lesquels la saveur, l'absence de substances toxiques (plomb, arsenic…), de germes pathogènes, etc. L'eau potable apporte aussi des sels minéraux et des oligoéléments dont elle s'est chargée au contact des sols et des roches : du calcium et du magnésium sous forme de carbonates, du fluor (dont la teneur est limitée à 1,5 mg/l car un apport excessif peut provoquer une fluorose, une altération des dents et des os).

… mais pas totalement exempte de pesticides

En 2018, 90,6 % de la population a été alimentée en permanence par de l'eau respectant les limites de qualité réglementaires pour les pesticides (0,1 microgramme par litre et par molécule au maximum). Ce qui signifie que près d'un Français sur dix consomme - parfois temporairement - une eau dépassant ces seuils. Après avoir décortiqué les analyses effectuées en 2019 par les agences régionales de santé (ARS), qui contrôlent la qualité de l'eau du robinet, l'association environnementale Générations futures a pointé du doigt la présence de molécules cancérogènes mutagènes reprotoxiques (CMR) et des perturbateurs [...]

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