Le procès d’un “cercle pédophile” s’ouvre à Nevers

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Le procès d’un “cercle pédophile” s’ouvre à Nevers

À partir de lundi 17 mai, deux couples seront jugés devant la cour d’Assises de Nevers pour les violences sexuelles, morales et physiques subies par leurs enfants. Trois des accusés ont déjà été jugés pour une affaire similaire en novembre 2020.

Un procès qui fait froid dans le dos s’est ouvert ce lundi 17 mai dans la Nièvre. Comme le rapporte Le Journal du Centre, deux couples sont en effet accusés d’avoir fait subir des violences sexuelles, morales et physiques à leurs enfants respectifs. Les accusés ont nié les faits durant toute l’instruction mais les témoignages des quatre enfants concordent, bien qu’ils aient été placés dans des familles d’accueil différentes.

Les victimes sont deux fratries, deux frères de 3 et 7 ans d’un côté, et de 3 et 8 ans de l’autre. Les deux familles se fréquentaient et s’adonnaient à des soirées échangistes auxquelles assistaient les enfants. Ces derniers étaient aussi régulièrement violés par leurs parents et certains de leurs invités. Les experts dépêchés par la cour d’assises ont révélé que toutes les victimes souffrent d’un stress post-traumatique majeur et que leurs témoignages sont parfaitement crédibles.

Un signalement de l’Éducation nationale

Si cette affaire est aujourd’hui devant la Justice, c’est grâce à un signalement de l’Éducation nationale qui avait constaté des hématomes sur le garçon de 7 ans. Son frère et lui avaient donc été rapidement retirés à leurs parents et placés auprès de l’Aide sociale. Interrogés, ils avaient alors commencé à révéler les sévices qu’ils subissaient chez eux. En plus des viols et des agressions sexuelles, ces derniers étaient quotidiennement battus, affamés et enfermés dans une cave.

Quelques mois plus tard, les deux garçons de la seconde famille avaient également été retirés à leurs parents pour des suspicions de maltraitance. L’enquête a ensuite révélé que les deux familles étaient proches. Loin d’être inconnus de la Justice, trois des accusés ont déjà été reconnus coupables de faits similaires en novembre 2020 mais ont fait appel de la décision de justice.

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