Le préavis de grève de la CGT dans la fonction publique ulcère la majorité

Romain Herreros
Un drapeau de la CGT photographié lors d'une manifestation contre la réforme des retraites (illustration)

POLITIQUE - Le dépôt d’un préavis de grève en pleine crise sanitaire, et alors que tout le pays est à l’arrêt à cause du confinement, ne passe pas (du tout) du côté de la République en Marche. Jeudi 26 mars, Le Parisien a en effet rapporté que la fédération CGT des services publics venait de déposer un préavis de grève du 1er au 30 avril afin de protester contre les “mesures antisociales” prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire

Une initiative qui fait bondir du côté de la majorité. “Alors que nous sommes entrés dans une économie de guerre où la solidarité nationale joue à plein et que les soignants se démènent pour sauver nos malades, ce préavis de grève est inconcevable et irresponsable”, a réagi sur Twitter le délégué général d’En marche et député de Paris Stanislas Guerini, invitant la CGT à “revoir sa position”.

Pour Guillaume Vuilletet, député LREM du Val d’Oise lui même testé positif au covid-19, cette décision est tout simplement “ubuesque” et “inconcevable” dans un contexte où, dans les hôpitaux et les commerces, des salariés “se démènent pour que les autres vivent”. 

À noter que ce préavis a également du mal à passer du côté des Républicains, comme le montre ce tweet d’Éric Woerth, député LR de l’Oise et président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. 

“Il faut que la vie démocratique continue à s’exprimer”

Le gouvernement, par la voix du secrétaire d’État Olivier Dussopt, a également dénoncé cette initiative syndicale. “Nous prenons acte du préavis, même si nous avons dit à cette...

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