Le Pen tente un geste vers les écolos et les insoumis

Marine Le Pen a défendu dimanche une "planification écologique" par opposition à la "mondialisation sauvage" aux conséquences néfastes pour l'environnement, lors d'une visite surprise à Gardanne (Bouches-du-Rhône), sur le site de l'usine Altéo, dont les rejets de "boues rouges" dans la Méditerranée ont fait polémique. /Photo prise le 28 avril 2017/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a défendu dimanche une "planification écologique" par opposition à la "mondialisation sauvage" aux conséquences néfastes pour l'environnement, lors d'une visite surprise à Gardanne (Bouches-du-Rhône), sur le site de l'usine Altéo, dont les rejets de "boues rouges" dans la Méditerranée ont fait polémique.

En reprenant l'expression de "planification écologique" chère à Jean-Luc Mélenchon, la candidate du Front national a une nouvelle fois tendu la main aux électeurs de La France insoumise, qu'elle avait invités vendredi à "faire barrage à Emmanuel Macron", son adversaire du second tour dimanche prochain.

"On veut nous faire croire que soit on fait le choix de la santé de nos compatriotes et de l'environnement soit on fait le choix de l'emploi", a déclaré la présidente en congé du FN au micro de BFMTV et LCI lors de ce déplacement qui ne figurait pas à son agenda.

"Et bien, je viens dire que précisément dans le cadre de la planification écologique que je veux voir mettre en oeuvre par l'Etat stratège, il n'y aura plus ce choix à effectuer et on arrivera à concilier en même temps la protection de l'emploi qui est très importante ici et en même temps le respect de considérations qui soient respectueuses de la santé", a-t-elle ajouté.

"Le pire modèle économique pour la planète, le pire modèle économique pour l'environnement, c'est le modèle de la mondialisation sauvage (...) car il démultiplie les transports et donc la pollution, qui touche de plus en plus de nos compatriotes", a déclaré Marine Le Pen.

A une semaine du second tour de l'élection présidentielle, la candidate du Front national a ainsi poursuivi sa confrontation à distance, par médias interposés, avec son adversaire Emmanuel Macron, candidat du mouvement En Marche !.

Marine Le Pen, qui a obtenu vendredi le soutien du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, tente notamment de convaincre les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, arrivé quatrième au soir du premier tour avec 19,58% des suffrages.

Lors de la première semaine de campagne de l'entre-deux-tours, la députée européenne a mis en avant sa volonté de lutter contre la mondialisation qu'elle qualifie de "sauvage".

Elle s'est notamment rendue mercredi devant l'usine Whirlpool d'Amiens (Somme) et auprès des pêcheurs sur un chalutier au large du Grau-du-Roi (Gard) jeudi.

(Myriam Rivet, édité par Pierre Serisier)

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