Le nouveau gouvernement marocain a été nommé

Après six mois de blocage post-électoral, le roi Mohamed VI a nommé mercredi un nouveau gouvernement dirigé par le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste). Le nouveau cabinet est dirigé par Saad Eddine El Othmani (photo) du PJD. Il intègre les membres de six partis politiques. /Photo d'archives/REUTERS/Abderrahmane Mokhtari

RABAT (Reuters) - Après six mois de blocage post-électoral, le roi Mohamed VI a nommé mercredi un nouveau gouvernement dirigé par le Parti de la justice et du développement (PJD, islamiste), rapporte l'agence de presse MAP.

Vainqueur des élections législatives d'octobre dernier, le PJD a perdu un ministère clé, celui de la Justice, dans les négociations en vue d'aboutir à la formation de ce cabinet.

La loi électorale marocaine empêche tout parti de remporter seul une majorité au sein du Parlement de 395 sièges, ce qui rend nécessaires des alliances, placées in fine sous l'autorité du roi.

Le nouveau cabinet est dirigé par Saad Eddine El Othmani, du PJD, qui a été désigné le mois dernier en remplacement du chef du PJD Abdelilah Benkirane, dont les efforts pour former un gouvernement ont échoué.

Il intègre les membres de six partis politiques.

Le PJD, le Rassemblement national des indépendants (RNI), le Mouvement populaire (MP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS) faisaient déjà partie du précédent gouvernement.

L'arrivée de l'Union constitutionnelle (UC) et de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) a provoqué des tensions entre les islamistes et le RNI, dirigé par un proche du roi.

Plusieurs portefeuilles clés restent inchangés et contrôlés par le RNI, qui s'est heurté au PJD pendant les tractations en insistant pour que l'USFP soit intégrée dans la coalition, rapporte MAP. Le PJD avait résisté à cette demande sous la direction de Benkirane.

Aziz Akhannouch, chef du RNI, reste ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Mohamed Boussaid et Moulay Hafid El Alamy, également membres du RNI, conservent les portefeuilles de l'Economie et des Finances pour le premier, du Commerce et de l'Industrie pour le second.

Le PJD perd le contrôle du ministère de la Justice et des Libertés, anciennement dirigé par Mustapha Ramid. L'ancien avocat reste au gouvernement, en charge du portefeuille des droits de l'homme.

(Samia Errazzouki; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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