Présidentielle : le ‘front républicain’ ne fait pas l’unanimité

À Hénin-Beaumont, Marine Le Pen a obtenu plus de 46,5 % des suffrages au premier tour. Elle espère obtenir encore plus au second, mais au niveau national, de nombreuses personnalités appellent à lui faire barrage.

Cet appel à un “front républicain” est plutôt mal perçu dans cette ville du Pas-de-Calais.

“La première fois qu’il y a eu un vrai ‘front républicain’, c‘était environ il y a quinze ans (pour le second tour de l‘élection présidentielle de 2002, entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, NDLR). Et finalement, quinze ans plus tard, le Front national a des millions de supporters en plus. Donc, cela prouve que ça n’a pas marché“, rappelle un habitant.

“Il faut faire confiance à l‘électeur. L‘électeur choisit en son âme et conscience. Moi ça me hérisse le poil“, ajoute une retraitée.

“Je suis issu de l’immigration, je suis un exemple de l’intégration, raconte un chauffeur de taxi. Je suis artisan, je suis patron de ma boîte, je paie mes cotisations. Je suis quelqu’un qui est intégré a cent pour-cent. Je pense qu’il y a d’autres personnes dans cette situation-là . Donc je me vois parmi ces personnes qui demandent à faire barrage au Front national.“

“Hénin-Beaumont a longtemps été un fief de la gauche. La ville est devenue un bastion du Front national. Marine Le Pen en a fait le point de départ de sa conquête nationale. Une conquête qui risque encore une fois de se heurter au barrage dressé par les autres candidats qui ont appelé à voter pour Emmanuel Macron“, conclut l’envoyé spécial d’euronews à Hénin-Beaumont, Olivier Péguy.

Pour aller plus loin

Marine Le Pen attaque « le vieux front républicain tout pourri » autour d’Emmanuel Macron https://t.co/syhgMJe16x— Le Monde (@lemondefr) 24 avril 2017

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