Le DUP soutiendra May si sa survie politique est menacée aux Communes

Les parlementaires nord-irlandais du Parti unioniste démocrate (DUP) soutiendront le gouvernement de la Première ministre Theresa May si cette dernière était menacée aux Communes par un vote de défiance, a-t-on appris mercredi auprès d'un groupe de parlementaires conservateurs hostiles à l'accord de Brexit négocié par Londres. /Photo prise le 26 novembre 2018/REUTERS/Toby Melville

LONDRES (Reuters) - Les parlementaires nord-irlandais du Parti unioniste démocrate (DUP) soutiendront le gouvernement de la Première ministre Theresa May si cette dernière était menacée aux Communes par un vote de défiance, a-t-on appris mercredi auprès d'un groupe de parlementaires conservateurs hostiles à l'accord de Brexit négocié par Londres.

Le DUP avait annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu'il voterait en l'état contre l'accord sur le Brexit conclu par la Première ministre britannique Theresa May avec l'Union européenne.

Le débat parlementaire sur l'accord de sortie de la Grande-Bretagne de l'UE négocié entre Londres et Bruxelles, s'est ouvert mardi avec, d'entrée de jeu, un sévère camouflet pour Theresa May.

Les députés britanniques ont estimé par un vote que le gouvernement de Theresa May était coupable d'"outrage au parlement" pour avoir refusé de publier la totalité de l'avis juridique sur le projet d'accord de Brexit.

Le DUP avait joint ses voix à celles de l'opposition pour mettre le gouvernement britannique en minorité.

Il est hostile à la "clause de sauvegarde" (backstop) prévue par le projet d'accord sur le Brexit pour éviter le rétablissement d'une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, mesure dont Theresa May a répété mardi devant le Parlement qu'elle était "la seule solution possible" pour éviter une sortie de l'UE sans accord.

"Mon parti va s'opposer à cet accord en l'état au motif que nous considérons que l'Irlande du Nord est laissée dans une position vulnérable sur le plan constitutionnel ne respectant pas les garanties qui nous avaient été données", a déclaré Paul Girvan devant le Parlement lors du débat.


(Andrew MacAskill; Jean Terzian pour le service français)