Affaire Sarah Halimi: un des experts défend ses conclusions

Youen Tanguy
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L'entrée de la Cour de Cassation le 16 juillet 2014, à Paris. (Photo: MARTIN BUREAU via AFP)
L'entrée de la Cour de Cassation le 16 juillet 2014, à Paris. (Photo: MARTIN BUREAU via AFP)

JUSTICE - C’est une décision qui fait polémique. La Cour de cassation a confirmé mercredi 14 avril l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi, une sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris, tout en entérinant le caractère antisémite du crime.

Une décision qui ne remet pas en cause l’hospitalisation psychiatrique du meurtrier, fort consommateur de cannabis depuis l’adolescence, ordonnée par la justice. Mais elle signifie qu’il n’y aura pas de procès, ce qui a suscité déception et colère de représentants de la communauté juive.

Dimanche 18 avril, dans une interview au Figaro, Emmanuel Macron a notamment dit souhaiter un changement de la loi pour que l’abolition du discernement causé par une prise de stupéfiants n’exonère pas de sa responsabilité pénale.

“Décider de prendre des stupéfiants et devenir alors ‘comme fou’ ne devrait pas à mes yeux supprimer votre responsabilité pénale. Sur ce sujet, je souhaite que le garde des Sceaux présente au plus vite un changement de la loi”, a déclaré le chef de l’État.

“Son crime était antisémite”

Dans une interview à Marianne, l’un des experts psychiatres à avoir examiné le tueur de Sarah Halimi, Paul Bensussan, en mai et juin 2018, estime bien que “le crime était celui d’un fou”. “Mais son crime était antisémite, car dans son délire, il assimilait les juifs au démon”, ajoute-t-il.

“La problématique était ici le rôle possiblement déclencheur du cannabis”, ajoute l’expert psychiatre. L’existence de délires induits par le cannabis est parfaitement ...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.