Le compte Twitter de l'ambassade de Chine récidive, 2 eurodéputés en appellent à Le Drian

Jade Toussay
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Le compte Twitter de l'ambassade de Chine a encore frappé, 2 eurodéputés en appellent à Le Drian (photo d'illustration montrant les drapeaux français et chinois flottant lors de la visite de Xi Jinping à Paris en mars 2019) (Photo: KENZO TRIBOUILLARD/AFP)
Le compte Twitter de l'ambassade de Chine a encore frappé, 2 eurodéputés en appellent à Le Drian (photo d'illustration montrant les drapeaux français et chinois flottant lors de la visite de Xi Jinping à Paris en mars 2019) (Photo: KENZO TRIBOUILLARD/AFP)

POLITIQUE - “Petite frappe”. C’est avec ce langage fort peu diplomatique que le gestionnaire du compte Twitter de l’ambassade de Chine en France s’en est pris à un chercheur français Antoine Bondaz, provoquant l’indignation de deux eurodéputés.

À l’origine de cette histoire relayée par Le Monde ce vendredi 19 mars, il y a tout d’abord un déplacement prévu par le groupe d’échanges France-Taïwan du Sénat sur l’île sous tutelle chinoise.

Informée de ce projet, l’ambassade chinoise en France a fait savoir “ses graves préoccupations à cet égard”. “Une visite du groupe d’échange et d’étude Sénat-Taïwan dans la région de Taïwan violera manifestement le principe d’une seule Chine et enverra un signal erroné ‘aux forces indépendantistes de Taïwan’. La Chine y est fermement opposée”, peut-on ainsi lire dans la lettre adressée à l’un des sénateurs le 18 février.

Antoine Bondaz, chercheur spécialiste de la Chine à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et directeur d’un projet baptisé “Taïwan sur la sécurité et la diplomatie”, a immédiatement dénoncé une “interférence”.

L’affaire est finalement remontée jusqu’au Quai d’Orsay, qui a répliqué que “les parlementaires français décident librement de leurs projets de déplacement et de leurs contacts.” Ce qu’Antoine Bondaz n’a pas manqué de faire remarquer à l’ambassade le 18 mars.

C’est ce tweet qui lui a valu de se faire traiter de “petite frappe” par...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.