Le Cameroun annonce la libération de 5.000 otages de Boko Haram

YAOUNDE (Reuters) - Le Cameroun a annoncé mercredi la libération de 5.000 otages détenus dans des villages par la secte islamiste Boko Haram au cours d'une opération militaire d'une dizaine de jours menée par des forces ouest-africaines.

Ces otages sont essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées, a déclaré lors d'une conférence de presse le ministre camerounais des Communications, Issa Tchiroma Bakary.

Il a précisé que "plus de 60 terroristes" avaient été tués.

En outre, 21 membres présumés de Boko Haram ont été appréhendés lors de l'opération menée entre le 26 février et le 7 mars dans les monts Mandara. Aucun soldat camerounais n'a été tué, a dit le ministre.

Un dépôt de carburant a été détruit, tandis que des armes, des motos, une cinquantaine de bicyclettes et divers "objets de propagande" ont été récupérés.

Boko Haram a lancé en 2009 une insurrection armée dans le nord-est du Nigeria pour établir un califat dans la région du lac Tchad. Les combats ont fait des milliers de morts.

Les armées du Nigeria, du Cameroun, du Niger et du Tchad ont joint leurs forces pour repousser le groupe djihadiste, qui a perdu la plupart des territoires qu'il contrôlait mais continue de mener des attaques meurtrières dans la région.

En 2014, Boko Haram a enlevé 276 lycéennes dans le village de Chibok. On estime que 200 d'entre elles sont toujours en captivité.

Au fur et à mesure que ses combattants sont tués ou mis sous les verrous, Boko Haram n'hésite pas à prendre des femmes pour kamikazes.

Quatre jeunes femmes kamikazes ont tué deux personnes et en ont blessé 16 mercredi à Maiduguri, la ville du nord-est du Nigeria où Boko Haram a mené ses premières attaques il y a huit ans.

(Sylvain Andzongo; Jean-Stéphane Brosse et Danielle Rouquié pour le service français)

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