Leïla Slimani (Chanson douce) : son père mort à 61 ans "dans des circonstances tragiques"

2016 était son année. Lauréate du prix Goncourt pour son deuxième roman Chanson douce, tout semble sourire à Leïla Slimani qui est enfin reconnue pour son métier d’écrivaine. Ce mercredi 27 novembre, sort justement dans les salles de cinéma le film adapté de son roman. Dans une interview accordée au Monde en mars 2018, la jeune femme estimait qu’elle devait beaucoup à son père, mort lorsqu’elle avait 22 ans, « dans des circonstances assez tragiques ». « Ce qui lui est arrivé nous a prouvé à ma mère, mes sœurs et moi qu’en réalité rien ne protège », affirmait Leïla Slimani auprès de nos confrères. Son père, Otmane, était banquier au Maroc. Après une ascension professionnelle remarquable, ce dernier s'est retrouvé empêtré dans un scandale de détournement de fonds. À partir de ce moment-là, son monde s'est écroulé. « Ça a été une longue descente aux enfers. Il n’a jamais voulu fuir le Maroc parce qu’il se savait innocent. Il a été incarcéré alors que j’avais 21 ans », explique l'écrivaine à nos confrères du Monde.

Avec un mari enfermé, la mère de Leïla Slimani a dû s’occuper de tout à la maison. « Je lui voue une admiration extraordinaire », note l’auteure de Chanson Douce dans les colonnes du Monde, qui compare sa figure maternelle à « un superhéros ». Son père, lui, a passé quatre mois en prison. Il avait 61 ans. Une période d’éloignement, de cloisonnement qui a été très dure à vivre pour elle : « C’était très violent (…) Avec mes sœurs, on était d’un milieu bourgeois, très doux,

Retrouvez cet article sur GALA