Leçon de “bear market” à l’attention des Milléniaux et de la génération Z

Pour les non-initiés, la lecture des informations boursières ces jours-ci peut surprendre. “Wall Street est entré sur le territoire de l’ours”, écrit ainsi Quartz. Le Wall Street Journal est à peine plus explicite : “La chute des marchés boursiers s’est accentuée lundi [13 juin], l’indice S & P 500 [basé sur 500 grandes sociétés aux États-Unis] pénétrant dans le bear market, alors que les investisseurs ont regardé de plus près les données de l’inflation dévoilées vendredi et les ont encore moins appréciées”. Le Financial Times lui aussi annonce l’arrivée du bear market, en titrant sur les actions en baisse de 3,9 % aux États-Unis lundi, “alors que monte la peur de l’inflation”.

Survivre à son premier marché baissier

Le bear market n’a pas grand-chose à voir avec les ours dont il tire son nom en anglais. “Le terme est utilisé par les investisseurs pour décrire une baisse brutale et durable du marché, explique CNBC, de 20 % ou plus par rapport aux pics précédents”. Le concept est éculé, mais les plus jeunes n’ont encore jamais expérimenté pareille déconfiture. CNN s’applique ainsi à expliquer à “la nouvelle vague d’investisseurs boursiers” ce qui se passe avec “leur première baisse importante du marché”, sous ce titre un rien moqueur : “Cher GenZ, voici comment survivre à votre premier bear market.

Les petits nouveaux en Bourse, qu’ils soient Milléniaux (la génération âgée de 25 à 35 ans) ou issus de la génération Z (les moins de 25 ans), qui “se sont ennuyés pendant le pic du Covid-19 tout en bénéficiant d’un accès soudain à l’argent grâce aux programmes de relance et à l’augmentation des allocations de chômage”, ont cru au pouvoir magique des marchés. “Le casino était ouvert et tout le monde gagnait gros”, résume le site de la chaîne d’information américaine.

Quelque 20 millions de personnes ont commencé à boursicoter au cours des deux dernières années aux États-Unis. “15 % de tous les investisseurs boursiers américains actuels disent avoir commencé à investir en 2020, explique CNN. Ces nouveaux investisseurs avaient moins de marge de manœuvre lorsqu’il s’agissait de perdre de l’argent, mais bon, ils n’avaient jamais vécu de krach boursier ou de récession.”

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