L'Azerbaïdjan poursuit ses opposants jusqu’à Nantes

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Dimanche 14 mars, dans le centre-ville de Nantes, le blogueur azéri Mohammad Mirzali, 27 ans, exilé en France depuis 2016, a été attaqué par six assaillants, qui l'ont battu puis lacéré de coups de couteau. Une pratique que l’opposition azérie attribue au régime azerbaïdjanais. Interview croisée avec le couple d’historiens Arif et Leyla Yunus, de l’Institut pour la paix et la démocratie, opposants et défenseurs des droits de l’Homme, réfugiés depuis 2016 aux Pays-Bas

Marianne : Que dit du régime azéri la violente agression survenue en plein jour le 14 mars à Nantes, contre le jeune opposant et blogueur Mohammad Mirzali, fondateur, en France, du blog " Made in Azerbaïdjan " ?Leyla Yunus : Cela dit que ce régime dictatorial ne limite pas ses actions de torture et de répression à l'intérieur du pays. Le dictateur Ilham Aliev a complètement détruit la société civile en Azerbaïdjan, toute déclaration critique y est sévèrement punie, et l'opposition pratiquement écrasée. Il a déclaré la guerre à ses détracteurs résidant en Europe et jusqu’aux États-Unis.La tentative d'assassinat du 14 mars à Nantes contre Muhammad Mirzali, qui a été hospitalisé dans un état grave, n’est ni la première agression contre lui, ni un cas isolé. Au cours des dernières années, les autorités azerbaïdjanaises ont tenté à plusieurs reprises de faire taire Monsieur Mirzali, et ses critiques acerbes du président Aliev sur les réseaux sociaux. En janvier 2018, la police a interpellé son père à Bakou,...

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