L'avocate qui pensait avoir enfoui son passé

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En 2006, à Paris, deux femmes qui ne se connaissent pas et n'ont rien en commun sont violées la même nuit, à quelques heures d'intervalle, par le même agresseur. Deux jours plus tard, l'avocate pénaliste Me Dorothée Bisaccia-Bernstein rencontre le suspect, un homme d'une vingtaine d'années. Elle va désormais être en charge de sa défense. Ce n'est ni son premier dossier de ce type, ni le plus violent. Mais une des victimes lui ressemble beaucoup, son regard surtout la perturbe et il va réveiller en elle un traumatisme dont elle n'avait jamais parlé à personne.

En mars 2015, Me Sabrina Goldman est appelée pour défendre une auxiliaire de puériculture mise en examen pour avoir causé la mort d'un bébé de 5 mois et demi. A l'époque, la fille de l'avocate a à peu près le même âge. Et la crèche se situe à quelques pas de chez elle. Elle, l’avocate de l’accusée, va bientôt devoir affronter les parents de la petite victime qui lui ressemblent tant.

Est-ce que les frontières sont toujours étanches entre les deux camps, celui de l'accusé et celui des parties civiles ? Et que se passe-t-il si elles ne le sont plus ? Comment assurer une défense efficace lorsque l’avocat se projette à la place des victimes ? Dans ce nouvel épisode de "Mon client et moi", le podcast judiciaire d'Europe 1 Studio, les avocates Dorothée Bisaccia-Bernstein et Sabrina Goldman reviennent au micro de la journaliste Margaux Lannuzel sur deux affaires dans lesquelles s’identifier aux victimes fut une épreuve particu...


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