Pour l'avocate de Cédric Jubillar, "c'est un dossier complètement vide, chaque jour qui passe est un jour de détention de trop"

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Me Emmanuelle Franck, le 24 août 2021 - BFMTV
Me Emmanuelle Franck, le 24 août 2021 - BFMTV

Vers une libération de Cédric Jubillar? Comme l'a appris ce mardi BFMTV en confirmation d'une information du Parisien, les avocats de ce dernier vont déposer mercredi une nouvelle demande de mise en liberté pour leur client. En parallèle, les avocats prévoient de déposer d'ici quelques jours une requête en nullité de la mise en examen du mari de Delphine Jubillar, détenu depuis le 18 juin dernier.

"C'est un dossier complètement vide"

Invitée à l'antenne de BFMTV en début de soirée, Me Emmanuelle Franck, l'une des avocates de Cédric Jubillar, a détaillé les raisons qui ont encouragé cette nouvelle demande de remise en liberté.

"Nous faisons cette demande sur les mêmes bases que celles de l’appel formulé pour le placement en détention avec, en plus, que le temps passe et que malheureusement rien ne se passe. Il n'y a aucun élément nouveau dans le dossier et une promesse de ne pas entendre Cédric Jubillar avant le mois d’octobre, ce qui semble intolérable face à cet homme qui clame son innocence", explique-t-elle.

Selon elle, c'est parce qu'aucun élément nouveau n'a été ajouté au dossier que la détention ne se justifie pas.

"Nous sommes à presque deux mois du premier rejet. Cédric Jubillar fait l’objet d’une incarcération, tout en clamant son innocence, et nous avons pointé du doigt que c’est un dossier complètement vide. Chaque jour qui passe est un jour de détention de trop", martèle-t-elle.

"Aucune preuve"

En juillet dernier, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Toulouse avait rejeté la demande de remise en liberté du mari de l'infirmière Delphine Jubillar, disparue depuis le 16 décembre 2020. Cédric Jubillar a été mis en examen pour meurtre et écroué le 18 juin. Ses avocats estimaient qu'il n'y avait dans ce dossier "aucune preuve" de la culpabilité de leur client, peintre-plaquiste de 34 ans.

Le corps de l’infirmière de 33 ans, qui vivait dans le village tarnais de Cagnac-les-Mines avec son mari et leurs deux enfants, n'a pas été retrouvé. Le couple était en instance de divorce. Près de sept mois après la déclaration de la disparition dans la nuit du 15 au 16 décembre, par le mari, les enquêteurs privilégient la thèse criminelle.

Article original publié sur BFMTV.com

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