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L'avenir de la Ciivise, commission française de lutte contre l'inceste, fragilisée

Après la mise en retrait mercredi 7 février de sa vice-présidente suite à une plainte pour agression sexuelle, son tout nouveau président, Sébastien Boueilh, a démissionné, s'estimant la cible de calomnies et d'attaques personnelles. L'avenir de la commission est aujourd'hui incertain.

Un président et une vice-présidente contraints de quitter leurs fonctions en moins d'une semaine, la Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) est en pleine tourmente .

Quatre jours seulement après avoir pris ses nouvelles fonctions, Sébastien Boueilh, ancien rugbyman, lui-même victime d'inceste dans son enfance, et président d'une association de lutte contre les violences sexuelles, quitte son poste.

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Il explique être la cible de calomnies depuis sa nomination il y a plusieurs semaines. Et son intervention, mardi 6 février, sur le plateau de l'émission Quotidien a suscité la polémique, certains l'accusant d'avoir pris la défense de la vice-présidente de la Civiise, Caroline Rey-Salmon, accusée d'agression sexuelle. C'est ce dernier épisode qui l'a poussé à démissionner.

Désormais, l'avenir de la Commission est incertain. Le gouvernement a dit prendre acte de la démission de Sébastien Boueilh. Le ministère de la Santé réunira dans les prochaines semaines les acteurs du secteur pour « étudier les suites à donner à cette commission ».


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