Une femme enceinte transportée à 188 km de Laval, faute de place en maternité

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Une femme enceinte a été transportée sur 200 km pour une place en maternité - Getty Images/iStockphoto

Dans la soirée du lundi 8 novembre, une femme enceinte de jumeaux a été transportée à près de 200 km de Laval. Elle risquait d’accoucher prématurément et avait été refusée dans cinq maternités plus proches alentours.

Véritable traversée d’un désert médical pour une femme enceinte de jumeaux. Dans la soirée du lundi 8 novembre, cette dernière a dû être transportée de Laval à Vannes, à près de deux heures de route et près de 200 km, rapporte France Bleu. La future maman risquait en effet d’accoucher prématurément et devait donc être accueillie dans un lieu mieux équipé que celui où elle était prise en charge. Seul problème, elle a été refusée par cinq maternités plus proches, faute de place.

Tout commence dans la soirée du lundi 8 novembre, lorsqu’une femme enceinte de jumeaux se présente aux urgences obstétriques de Laval, de peur d’accoucher prématurément. Très vite, les équipes médicales réalisent qu’elle est à 30 semaines d’aménorrhée et qu’elle doit être prise en charge par une maternité dite de niveau 3, comprenant notamment du matériel de réanimation post-natale. Mais aucun des cinq établissements contactés n’a de place pour elle.

200 km et deux heures de route

Ni une ni deux, les urgences de Laval décident d’emmener la patiente dans la première maternité qui peut la recevoir, à Vannes. Soit un trajet de presque 200 kilomètres et long de deux heures. Une équipe complète, composée d’un infirmier, un ambulancier et un médecin, se met donc en route pour une intervention d’une durée aller-retour de plus de 4h30. Abasourdi, le mari de la future maman n’a rien pu faire d’autre que de la regarder partir. La patiente est bien arrivée mais l’équipe médicale est repartie avant de savoir si elle avait finalement accouché ou pas.

Ce transfert hors du commun témoigne de l’impact direct des nombreuses fermetures de maternités dans les hôpitaux français. "C'était un transfert à risque. Cela peut se reproduire et ça peut encore se dégrader, on est à des choses inimaginables : des fermetures de services d'urgences, des transferts lointains... J'ai l'impression qu'on n'est pas au pire de ce qui pourrait arriver", analyse Anthony Millet, chef du Samu de la Mayenne au micro de nos confrères de France Bleu.

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