L'auteur de la fusillade de Grasse voulait tuer "8 à 14" personnes "par ressentiment"

Jade Toussay
Le suspect de la fusillade de Grasse voulait tuer "8 à 14 personnes" "par ressentiment"

FAITS-DIVERS - L'enquête avance dans l'affaire de la fusillade survenue au lycée de Tocqueville à Grasse. Ce samedi 18 mars, la procureure de Grasse Fabienne Atzori a annoncé que l'adolescent qui a ouvert le feu et l'un de ses amis, complice présumé, ont été présentés à un juge en vue de leur mise en examen pour tentatives d'assassinat.

Le troisième adolescent en garde à vue, frère jumeau du complice présumé, a été mis hors de cause et libéré, a précisé le procureure de Grasse Fabienne Atzori lors d'un point-presse.

La piste terroriste a rapidement été écarté, au profit des motivations personnelles de l'assaillant qui entretenait de mauvaises relations avec les autres élèves de l'établissement. Le lycéen a agi pour "mettre un terme aux mauvaises relations" qu'il entretenait avec un certain nombre de ses camarades, a précisé Fabienne Atzori.

"Il semblait animé à l'égard d'un certain nombre de victimes, dont le chiffre reste à préciser, entre 8, 13 et 14, d'un ressentiment tel qu'il souhaitait s'en prendre à leurs jours", a-t-elle ajouté. Quatre lycéens et le proviseur du lycée Tocqueville ont été blessés par arme à feu lors de cette attaque, a-t-elle précisé, mais aucun d'entre eux ne faisaient partie des cibles déterminées par le tireur.

Dans un entretien accordé aux journalistes de TF1, Hervé Pizzinat le proviseur du lycée a d'ailleurs confirmé cette version. Interrogé sur le déroulé des faits, le chef d'établissement a raconté son bref échange avec le tireur. "Il me dit 'je ne veux pas vous tuer vous, mais je veux tuer d'autres personnes. Je vais tuer d'autres personnes'", a confié Hervé Pizzinat.

En garde à vue, l'adolescent de 16 ans a reconnu être l'auteur de la fusillade, expliquant être arrivé au lycée en franchissant un grillage, avec les armes rangés dans deux sacs et le fusil caché sous un tissu. Son complice présumé, dont le rôle n'a pas été détaillé, a quant à lui gardé le silence devant les policiers.

Jeudi, le tireur avait fini par se rendre...

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