L'auteur d'Angélique avec les anges

Libération.fr
Anne Golon à Versailles, en septembre 2015.

Anne Golon, auteure, avec son mari Serge, de la saga à succès «la Marquise des anges», disparue vendredi à 95 ans, avait lu un extrait d'Angélique pour «Libération», «le chemin de Versailles», en mai 2010. A réécouter.

Jusqu’au bout, Anne Golon aura défendu son héroïne, Angélique. Elle donnait même encore une interview en mai. Disparue le 14 juillet à 95 ans, l’écrivain avait imaginé cette saga historique et populaire avec son mari Serge, disparu en 1972. Le premier volet, Angélique, marquise des Anges, paraîtra d’abord en Allemagne en 1956 et en France aux éditions Colbert un an plus tard. L’histoire raconte les amours contrariés, sous Louis XIV, de la fille d’un aristocrate poitevin mariée à 17 ans au comte Joffrey de Peyrac, plus âgé qu’elle, balafré et boiteux. Anne Golon racontait dans une interview/lecture sonore donnée à Libération en 2010 comment elle avait décidé d’appeler son personnage Angélique, en songeant à la plante et parce que c’était «un nom très à la mode au XVIIe siècle». Elle disait aussi que c’était grâce à Margaret Mitchell et à Autant en emporte le vent qu’elle avait songé à une femme de la trempe de Scarlett O’Hara.

Le succès a été immédiat. En 1964, les sept tomes parus ont été lus par 65 millions de personnes. Anne Golon termine la saga de treize épisodes en 1985, bien après la mort de Serge, avec la Victoire d’Angélique. S’estimant spoliée par ses éditeurs, elle engagera des poursuites judiciaires dans les années 90. Selon elle, Hachette lui versait des sommes dérisoires sans rapport avec les ventes. Elle s’était aperçue également qu’à l’étranger ses textes étaient parfois modifiés, assaisonnés de pornographie. Ce n’est qu’en 2006 qu’elle récupéra les droits, publiant en 2009 chez L’Archipel une version définitive de la série, qui fit d’Angélique une femme luttant pour sa liberté, et non pas la «petite putain», la «niaise» qu’en firent selon elle le cinéma dans les années 60. C’est à l’occasion de la parution du tome 6, le dernier, que (...) Lire la suite sur Liberation.fr

«Happy fucking birthday» de Simon Hanselmann
Anne Golon, femme de combat, comme son héroïne Angélique
Pages jeunes.
Hanselmann, le dernier diable de Tasmanie
Les Vacances

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages