L'Australie présente ses "excuses sincères" après avoir "tué illégalement" 39 Afghans

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Le plus haut responsable militaire de l'Australie a admis jeudi l'existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient "tué illégalement" au moins 39 civils et prisonniers afghans et indiqué qu'un procureur spécial pour crimes de guerre a été saisi.

Le plus haut responsable militaire de l'Australie a admis jeudi l'existence de preuves crédibles établissant que ses forces spéciales avaient "tué illégalement" au moins 39 civils et prisonniers afghans et indiqué qu'un procureur spécial pour crimes de guerre a été saisi. Après avoir pris connaissance des conclusions accablantes de cette enquête menée pendant des années sur l'attitude de l'armée en Afghanistan, le général Angus Campbell a reconnu qu'une culture d'impunité au sein de troupes d'élites a conduit, durant près d'une décennie, à une série de meurtres et dissimulations présumés. "Certaines patrouilles ont fait fi de la loi, des règles ont été enfreintes, des histoires inventées, des mensonges racontés et des prisonniers tués", a reconnu le chef de l'armée australienne qui a présenté des "excuses sincères et sans réserve" au peuple afghan.

"Ce bilan honteux" établit notamment que les nouvelles recrues auraient "été contraintes de tirer sur un prisonnier afin de commettre leur premier meurtre", a notamment relevé le général Campbell. Ces jeunes soldats auraient ensuite mis en scène un affrontement pour expliquer l'incident, selon le rapport. L'inspecteur général de l'armée a publié jeudi une enquête officielle de 465 pages, au contenu terrible et largement caviardé, livrant des détails sur des dizaines de meurtres qui ont "eu lieu en dehors du feu de l'action". Ce rapport recommande notamment que 19 personnes soient renvoyées devant la police fédérale australienne et le versement d'indemnités aux familles des victimes.

M. Campbell est allé au-delà, affirmant que les personnes impliquées dans "le meurtre présumé de 39 personnes" ont laissé une "tache" sur leur régiment, sur les forces armées et qu'elles (...)

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