Laurent Tillie, sélectionneur des Bleus du volley : "Les JO, on les conçoit presque comme un sacerdoce"

Y a-t-il une forme de vertige avant ce tournoi de qualification?
Oui, car on est confrontés à la fois à la difficulté de la tâche, à l'enjeu et à l'envie de bien faire. Tout en n'ayant qu'une semaine de préparation. On a raté une occasion en août au premier tournoi de qualification. La Pologne nous y a infligé une déculottée. On avait touché le fond, on ne savait plus jouer au volley. Il reste une chance, un tournoi de la mort : huit équipes, un seul qualifié. Sportivement, ça va envoyer du bois : on a le champion d'Europe [Serbie], le finaliste ­[Slovénie] et le quatrième [France]. Après l'Euro à domicile [en septembre], j'ai laissé les joueurs redescendre car je trouvais inapproprié d'en parler aussi vite après. Ça a été ma stratégie : attendre que l'envie se crée et repartir avec un esprit commando.

La route reste-t-elle toujours aussi escarpée malgré les références acquises par l'équipe de France?
On est constamment à la limite, dans un environnement de plus en plus concurrentiel. En vue des JO de Rio, on se battait pour avoir simplement le droit de participer à un tournoi de qualification. Chaque match était important pour grappiller une place au ­ranking et ­s'offrir une chance. Ensuite, on remporte l'Euro [2015]. Là, on se dit qu'on n'a pas de chance car les champions d'Europe étaient auparavant qualifiés pour les Jeux. Il a donc fallu remettre le couvert. On a cette habitude de devoir ­toujours se battre. Cela dit, j'ai quand même qualifié l'équipe pour 2024 ! [Il r...


Lire la suite sur LeJDD