Laurent Saint-Martin, rapporteur général du budget : "Le 'quoi qu'il en coûte' n'est pas un puits sans fond"

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Alors que l'Assemblée nationale examine vendredi le projet de loi de finances pour 2021, le rapporteur général du budget (LREM), Laurent Saint-Martin, plaide pour une rallonge budgétaire afin de financer les nouvelles mesures d'aides aux entreprises. "Le 'quoi qu'il en coûte' n'est pas le n'importe quoi budgétaire", affirme le député de la troisième circonscription du Val-de-Marne. 

Le "quoi qu'il en coûte" a-t‑il une limite?
Oui, bien sûr. Ce n'est pas un puits sans fond. Il y a deux limites à la dépense. D'abord, sa justesse. Le "quoi qu'il en coûte" n'est pas le n'importe quoi budgétaire. Il faut cibler ceux qui sont dans le besoin et les investissements qui généreront de la croissance. Ensuite, la signature française et la capacité à lever de la dette, qui sont réelles. Mais les aides de l'État n'ont pas vocation à être pérennes. Elles resteront présentes tant qu'il y aura des difficultés à travailler. Après, on accompagnera les entreprises durant au moins deux ans pour sécuriser la relance. Ce soutien ne s'arrêtera pas du jour au lendemain, mais il aura un terme.

L'endettement ne devient-il pas problématique?
C'est une conséquence de la crise qu'il ne faut pas passer sous ­silence, mais sans la rendre anxiogène, car nous avons la capacité de financer et de rembourser nos dépenses. Le gouvernement a lancé une commission sur la gestion de la dette Covid. C'est une bonne idée, car le niveau de dette publique sera un enjeu de demain et une problématique de la campagne prési...


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