Laurent Bigorgne condamné à un an de prison avec sursis

Laurent Bigorgne, ici lors d'une interview sur France Inter en décembre 2018.
Capture d'écran France Inter Laurent Bigorgne, ici lors d'une interview sur France Inter en décembre 2018.

Il avait reconnu avoir drogué sa collaboratrice lors d’un dîner. La justice a considéré que c’était « afin de commettre un viol ou une agression sexuelle ».

JUSTICE - Il avait reconnu avoir drogué une collaboratrice qui était aussi son ex-belle sœur. Laurent Bigorgne, ancien directeur de l’institut Montaigne a été condamné ce jeudi 8 décembre à un an de prison avec sursis et une obligation de soins. Le parquet avait requis 18 mois.

Proche d’Emmanuel Macron, l’ex-responsable du think thank libéral était visé par une plainte depuis le mois de février dernier. Il avait démissionné quelques jours plus tard.

La victime, Sophie Conrad, avait ressenti des symptômes de prise de drogue après une demi-coupe de champagne et était parvenue à quitter les lieux pour se rendre à l’hôpital. Une expertise a ensuite révélé qu’elle avait absorbé de la MDMA, une drogue de synthèse de la famille des amphétamines aussi appelée ecstasy.

La justice requalifie les faits

Placé en garde à vue, Laurent Bigorgne avait rapidement reconnu avoir pris ce soir-là de la cocaïne et versé de la MDMA dans le verre de Sophie Conrad. Il a été renvoyé devant le tribunal pour administration de substance nuisible par une personne agissant sous l’emprise manifeste de produits stupéfiants.

Une qualification contestée par Sophie Conrad qui a regretté que « le motif sexuel n’ait pas été reconnu ». « Aujourd’hui, je n’ai plus vraiment aucun doute sur le fait que son intention était, hélas, sexuelle et de me violer », a-t-elle déclaré, à l’audience. « Je n’ai jamais touché Sophie, je n’aurais jamais, jamais abusé d’elle », a répliqué Laurent Bigorgne.

Mais dans un retournement de situation surprise, le tribunal correctionnel a considéré que Laurent Bigorgne avait bien administré cette drogue « afin de commettre à son égard un viol ou une agression sexuelle », requalifiant ainsi les faits.

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