Laurent Berger s’oppose à Martinez sur l’idée des coupures d’électricités pour les plus riches

Laurent Berger, patron de la CFDT estime que couper l’électricité aux milliardaires ne réglera pas le problème du mauvais partage des richesses en France.
Capture écran Twitter Laurent Berger, patron de la CFDT estime que couper l’électricité aux milliardaires ne réglera pas le problème du mauvais partage des richesses en France.

POLITIQUE - D’accord sur le fond, mais pas sur la forme. Invité de l’émission Quotidien, à la veille de la première grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger s’est opposé à une idée émise quelques heures plus tôt par son homologue de la CGT.

Questionné sur la proposition faite par le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez sur le plateau de Télématin de « couper l’électricité des beaux châteaux de milliardaires », le patron de la CFDT s’est distingué de son homologue de la CGT : « les coupures ce n’est pas ma came », a-t-il réagi sur le plateau de Yann Barthès ce mercredi 18 janvier.

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Une idée soumise par Philippe Martinez, en réaction à une menace de la CGT énergie de couper l’électricité à des élus soutenant la réforme des retraites. Plutôt opposé à cette idée sur la forme, même s’il « ne plaint pas les milliardaires », Laurent Berger a toutefois souligné le vrai problème derrière cette proposition : « le partage des richesses ».

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« On est dans une démocratie, chacun a le droit de penser ce qu’il veut, mais je pense que concernant le partage des richesses, on a un vrai problème », estime plutôt Laurent Berger. « Je pense qu’il ne faut pas rentrer dans ce débat (sur les coupures), a-t-il ajouté, ce qui est important, c’est qu’ils (les milliardaires) contribuent davantage au bien commun ».

« Une réforme des finances publiques plutôt qu’une réforme des retraites »

Évoquant le dernier rapport Oxfam sur les inégalités qui milite pour l’« abolition » à long terme des milliardaires, Laurent Berger souligne d’ailleurs « une forme de sécession » de la part de l’ONG dans son rapport. « Il y a un enrichissement toujours plus fort d’un certain nombre de personnes qui ne sont pas touchées par davantage de répercussions à travers la fiscalité », remarque le patron de la CFDT.

« Si le gouvernement fait plutôt une réforme des finances publiques qu’une réforme des retraites, c’est parce qu’il se prive d’autres ressources qui sont des ressources fiscales qui pourraient y avoir dans ce genre de période », estime d’ailleurs Laurent Berger.

« C’est choquant quand on voit la progression des richesses de certains, la progression des dividendes dans les entreprises et le manque de partage de la valeur dans ces entreprises avec les travailleurs. C’est là qu’il faut travailler. Sur des réformes de fond. Les effets des uns et des autres, moi je laisse ça », fini par conclure le représentant syndical qui estime qu’à l’heure actuelle « la contribution des plus riches dans notre société n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait être ». De quoi rejoindre, sur le fond, son homologue de la CGT.

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