Laurent Berger sur la réforme des retraites : "On ne sera ni les supplétifs, ni les opposants attendus"

Il tombe plus facilement la veste avec les militants que face au gouvernement. Comme ce vendredi, en Alsace, où il échange avec une centaine de membres de la fédération chimie-énergie de la CFDT. En pleine réforme des retraites, prôner le dialogue n'est pas une sinécure face à ceux qui, comme la CGT et FO, préfèrent descendre dans la rue. "Je sais que c'est toujours vous qui vous faites secouer sur le terrain, lance-t-il à ses troupes. Pour le moment, cela n'a pas été le cas, preuve qu'on n'a pas trop raconté de conneries." Expliquer, dédramatiser… En langage macronien, on appellerait ça "faire de la pédagogie". En syndicaliste convaincu, Laurent Berger parle plutôt de "se confronter au réel". Une différence de point de vue. Et, plus généralement, une incompatibilité d'humeur, qui s'est aggravée au fil du quinquennat.

Lire aussi - Réforme des retraites : après une nouvelle concertation, les partenaires sociaux toujours dans l'expectative

À l'origine, une déception. "La CFDT avait considéré que Macron était le candidat de la deuxième gauche, celle de Michel Rocard, donc elle avait plutôt voté pour lui en 2017", raconte un ami du Président. Elle va vite déchanter. Alors qu'elle avait quasiment table ouverte à l'Élysée sous François Hollande, qui selon un de ses proches "partageait plus de choses avec François Chérèque ou Laurent Berger en matière de réformes qu'avec le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis", la centrale n'est pas plus prise en compte par le nouvel élu que l...


Lire la suite sur LeJDD