Laurence Leguil, vice-présidente du CSN : « Notre langue est un vecteur d’influence »

© ROMUALD MEIGNEUX

Quelle est la place de la langue française dans le notariat mondial ?
Il existe, au niveau international, deux grandes associations regroupant les ­notariats nationaux. En Europe, le Conseil des notariats de l’Union européenne, le Cnue, auquel adhèrent aujourd’hui 22 pays. Au niveau international, l’Uinl, l’Union du notariat international qui compte 91 pays membres. Dans ces deux instances internationales, la langue française est l’une des langues officielles avec l’anglais (au Cnue et à l’Uinl) et l’espagnol (à l’Uinl). Concrètement, cela signifie que lors des ­réunions de travail entre pays membres, le français est toujours utilisé. De la même façon, tous les documents officiels, comptes rendus de réunion, notes, ordres du jour… sont aussi ­systématiquement adressés dans notre langue. Je constate par ailleurs, lors de mes ­nombreuses ­participations à ces ­réunions que la plupart de mes confrères étrangers maîtrisent ­également parfaitement bien le français. J’ajouterais, et c’est une grande fierté pour le notariat français, que l’Union internationale du notariat est présidée depuis janvier 2023 par un notaire ­français, mon confrère Lionel Galliez.

Nous sommes convaincus quele français a un avenir dans un monde ouvert

Existe-t-il une association des notariats francophones ?
Absolument, il s’agit de ­l’Association du notariat francophone. Créée en 1992 à l’initiative du Conseil ­supérieur du ­notariat, cette association compte aujourd’hui 22 pays membres. L’AN...


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