Laure Calamy, l'actrice d'à côté

Ce samedi 23 novembre, c'est jour de manifestation dans les rues de Paris contre les violences faites aux femmes. Casquette gavroche vissée sur la tête, long manteau aux diverses nuances de violet, la couleur des luttes féministes, Laure Calamy nous rejoint dans un troquet du 11e arrondissement après avoir battu le pavé tout l'après-midi. Loin de Noémie, son personnage de secrétaire nigaude dans Dix pour cent, la série qui l'a révélée auprès du grand public et dont elle tourne actuellement la quatrième saison, la comédienne n'est pas du genre à garder sa langue dans sa poche ni à se laisser marcher sur les pieds.

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Capable de jongler entre drames et comédies

Un tempérament qu'elle a ­façonné dès l'enfance, passée près d'Orléans aux côtés d'un père médecin officiant à l'hôpital public (elle tient à la précision) et d'une mère psychologue. "Je voulais la même liberté que les garçons, se souvient-elle. Dans les jeux, ça ne m'intéressait pas du tout d'être la princesse. Je m'identifiais à Tarzan ou à Cheeta mais certainement pas à Jane. Avec une copine, on s'inventait des aventures, on marchait pieds nus pour se faire de la corne. On se mettait à califourchon sur le mur d'un voisin qu'on n'aimait pas et on pissait dessus avec une joie non dissimulée. Plutôt qu'un garçon manqué, j'étais une petite fille réussie." 

À 9 ou 10 ans, déjà, la règle grammaticale du masculin l'emportant sur le féminin la hé...


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